14 Avril 2021

5 compétences recherchées pour travailler en philanthropie

Le secteur de la philanthropie est en pleine mutation. Longtemps vu comme un secteur où l’on apprenait par la pratique, c’est aujourd’hui un domaine en pleine expansion où rigueur et professionnalisme sont de mise et où les meilleurs candidats présentent des compétences pointues et spécifiques.

Quelles sont donc les talents à développer pour évoluer dans ce secteur ou pour y trouver un emploi ? Nous vous partageons ici quelques pistes.

La capacité à innover 

La pandémie l’a démontré : le développement des OBNL, voire leur survie, passe par leur capacité à trouver de nouvelles solutions et à se réinventer sur les bases de notre système actuel. Dans un domaine qui évolue constamment, il faut apprendre à penser différemment, à être agile et à inventer de nouvelles façons de faire : au-delà des dons en argent et en temps, quelles avenues privilégier pour assurer les services de base et aider le plus grand nombre? Comment adapter les programmes de reconnaissance aux nouvelles générations de donateurs? Comment repenser le secteur social et le système économique de demain ? C’est d’ailleurs la question que se sont posée Caroline Bergeron, responsable du certificat en gestion philanthropique, Sylvain Matte, responsable du certificat en créativité et innovation et Carine Nassif-Gouin, responsable du certificat en coopération et solidarité internationales dans cette vidéo.
 

La maîtrise du numérique 

Oui, les donateurs les plus généreux sont souvent membres de la « génération silencieuse » des 76 ans et plus. Toutefois, les générations de donateurs changent et, avec elles, les façons de donner. Les professionnels du domaine de la philanthropie doivent maîtriser les outils numériques pour les insérer dans de nouvelles pratiques. Les campagnes de levées de fonds en ligne, la gestion de communautés numériques, les outils de relations avec les donateurs ainsi que la prestation de service aux bénéficiaires passent désormais par le numérique. Le succès de plateformes en ligne comme Ulule, Kickstarter et Simplyk, spécialisée dans les dons aux OBNL, a démontré que ces solutions s’ajoutent désormais au « mix » des revenus en philanthropie.
 

L’Intelligence émotionnelle

L’art de développer un réseau solide passe par la capacité à développer des habiletés sociales et politiques grâce à une intelligence émotionnelle vive. Une vaste culture générale doublée d’empathie permet de mieux connecter avec les donateurs. Elle permet d’avoir l’entregent nécessaire pour discuter avec tous les partenaires, mais aussi d’approfondir sa connaissance des milieux, de développer des relations et de repérer les meilleures opportunités.
 

Savoir convaincre 

Le financement étant à la base de tous les projets philanthropiques, la capacité à solliciter des dons et des partenariats solides est bien entendu une compétence à maîtriser. Les OBNL se sont professionnalisés à ce niveau lors des dernières années, mais savoir argumenter et pouvoir tisser des liens à long terme restent des compétences très recherchées pour travailler en philanthropie. Cela permet notamment de se démarquer des autres OBNL qui font généralement appel aux mêmes sources de financement.
 

Être pluridisciplinaire 

Travailler dans le domaine de la philanthropie, c’est aussi être agile et touche-à-tout. Il faut savoir porter des idées, coordonner des projets et accompagner des personnes. Ou encore, rédiger des demandes de subvention, contacter des donateurs, parler aux médias, mener des campagnes de levées de fonds… bref, c’est être entrepreneur selon bien des aspects !
 

Pour en savoir plus sur le Certificat en gestion philanthropique.

Pour en savoir plus sur les Formations courtes en philanthropie du Centre de perfectionnement de la FEP.