Regard étudiant 14 Novembre 2018

Lettres de noblesse

Les deux conférencières : Josée Boudreau et Marie-Ève Laroche. Crédit Photo : Alexis Lapointe
Alexis Lapointe rapporte les propos tenus lors de la Conférence sur l’agrément en rédaction professionnelle et en révision linguistique.

Vendredi le 9 novembre en fin d’après-midi, c’est salle comble au resto-pub La Brunante. Plutôt qu’une fête ou encore un spectacle, il s’agit d’une conférence à propos d’un titre professionnel en pleine affirmation qui rassemble ce public étudiant.

Pour celles et ceux qui désirent faire de l’écriture un métier, la perspective de cette distinction se révèle stimulante. « Il s’agit d’un travail qui exige d’aimer pleinement la langue française, sans complexes », observe Robert Maltais. Le responsable des programmes de rédaction professionnelle et de journalisme anime la présentation que font Josée Boudreau et Marie-Ève Laroche. Respectivement représentantes de la Société québécoise de la rédaction professionnelle (SQRP) et de Réviseurs Canada, les conférencières mettent en lumière les caractères de ce statut en termes de reconnaissance individuelle, mais aussi collective.

Entreprise de séduction

« La raison d’être de la SQRP est de faire reconnaître la rédaction comme une profession, celle de spécialistes du message, affirme Josée Boudreau, qui oeuvre comme administratrice de l’association. L’agrément est une porte d’entrée. »

Rédactrice chevronnée, Josée Boudreau multiplie depuis le début de sa carrière les expériences professionnelles dans le monde des services linguistiques. Aujourd’hui, elle travaille comme chargée de communication à la Ville de Montréal.

Elle rappelle que Jean Dumas, qui figure parmi les pionniers de ce métier - de même que des cours de rédaction à la Faculté de l’éducation permanente – est l’auteur d’un livre s’intitulant Séduire par les mots. « Je trouve que ce titre résume la profession, dit Josée Boudreau. C’est ce qu’on fait avec notre travail et l’agrément constitue également une manière de séduire les entreprises. »

Une intuition partagée par Marie-Ève Laroche, qui enseigne la révision linguistique en contexte éditorial à l’Université de Sherbrooke. « Les réviseurs agréés commencent à faire leur apparition, constate-t-elle. On voit que des organismes comme les ministères sont beaucoup plus intéressés à avoir des réviseurs dont les compétences ont été vérifiées. »

Éditrice littéraire durant plusieurs années, Marie-Ève Laroche se passionne pour la révision littéraire. À ses yeux, ce travail possède des traits qui le rendent particulièrement unique. « Ce sont davantage la mise à l’épreuve et le bouche-à-oreille qui permettent à quelqu’un de faire son nom, dit-elle. Comme il s’agit d’une pratique plus artistique, les capacités linguistiques et la finesse, le respect du style de l’auteur comptent beaucoup. »

Métier neuf

« La révolution numérique est venue tout brasser, soulève Robert Maltais. Je crois que la rédaction est d’autant plus importante qu’il s’agit d’un métier assez neuf et qu’il y a beaucoup de sensibilisation à faire.»

Pour la SQRP et Réviseurs Canada, l’agrément passe par certaines conditions d’exercice spécifiques de même que par un examen. Comme l’expliquent les conférencières, les étudiantes et les étudiants de disciplines du domaine des communications peuvent accéder pour chaque association à un statut de membre étudiant.

Une démarche qu’elles invitent résolument à faire. « Nous avons des conditions d’inscription assez ouvertes et il s’agit d’un bon moyen d’obtenir de premiers contrats, dit Josée Boudreau. À la SQRP, on peut même conserver ce statut durant deux ans à la suite de ses études afin de faciliter la transition au marché du travail. »

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